Le campus de Meudon-Bellevue offre un panorama remarquable sur paris et de sa région.
Acquis en 1750 par Louis XV pour y loger madame de Pompadour, une de ses favorites, le domaine connu au cours des siècles divers aménagements successifs. Aujourd'hui, le site est une collection hétéroclites d'objets et d'époques associant hôtel particulier 18è et bâtiments administratifs en béton des années 30 et 50 ainsi que quelques extensions des années 70.
Le programme prévoit l'extension du pavillon de la communication contenant la photothèque, le centre d'information, une importante quantité d'archives iconographiques, et audio-visuelles des services d'édition et de publication.
La photothèque a pour mission de conserver le patrimoine photographique du CNRS, de produire, collecter, gérer et diffuser les images scientifiques issues des laboratoires de recherche du CNRS.
Le fonds comprend 31.000 images (expériences, manipulations, appareillages et équipements, chercheurs in situ, résultats de recherche...).
La Vidéothèque, riche de plus de 1.500 films produits ou coproduits par le CNRS depuis les années 60, offre un panorama inédit sur le monde de la science. Tous les domaines scientifiques sont concernés, les mathématiques aussi bien que les arts du spectacle, les sciences de l’espace ou l’écologie
Le projet redonne à l'hôtel particulier la vue sur la seine et sur Paris. Cette dernière couche agit comme un élément conciliateur et calme ce déchainement d'architecture contraires.
Le projet se présente comme une plaque en bois d'un seul niveau comme en lévitation au-dessus du socle en pierre meulière conservé et accueillant les archives. La plaque possède différents niveaux d'appréhension depuis le cœur du site de Bellevue, elle apparait comme un bâtiment de plain-pied, d'un seul niveau, tout en horizontalité. C'est la partie la plus publique du programme. On y trouve, le centre de documentation, une partie des archives audio-visuelles accessible au public, des salles de réunions et de consultation.
Depuis le bas de la colline cette plaque se révèle être la partie émergée de l'iceberg puisqu'elle apparait alors comme le couronnement d'un bâtiment beaucoup plus complexe et imposant surplombant des bâtiments en pierre inscrits dans la pente qui sont réhabilités . L'interstice entre ces deux volumes, l'un ancré dans le sol et l'autre dans le ciel, accueille deux niveaux de bureaux, les salles informatiques et les laboratoires de recherche. Le socle en meulière, infrastructure du site est réhabilité et accueille les archives iconographiques et la photothèque. Ces trois couches s'articulent autour d'une grande cour centrale qui vient percer la plaque en son centre et permet de ventiler naturellement les locaux. Cette cour est située au niveau intermédiaire entre le haut et le bas du site. Si les locaux coté vue sont dédiés au travail au recueillement et à la contemplation, la cour est elle, dédiée à la vie collective. Son sol, creusé par un grand escalier adopte un profil en forme d'amphithéâtre et peut accueillir divers évènements.
Le bâtiment au-delà de son programme premier joue le rôle de connecteur urbain puisqu' un grand escalier le traverse de haut en bas reliant ainsi l'aval du site, la seine et la station de tramway toute proche au "plateau" de Bellevue.
Le principe constructif choisi est celui de grands panneaux en bois massif BBS structurels. Les appuis intermédiaires de planchers sont réalisés en panneaux poutres en lamellées-collées, et un complexe isolant posé entre la chape de béton et le plancher bois, traite l'acoustique et compense l'inertie du bois. Découpé en centre d'usinage numérique, les panneaux arrivés sur le chantier sont montés à l'aide d'engins de levage mobiles. Le projet intègre ce principe constructif dés les premiers moments de sa conception afin de répondre au mieux au caractère sensible d'un chantier en site occupé.